Célébration du double anniversaire du 20 Août 1955 et 1956 : Le congrès de la Soummam a cimenté l'unité nationale

21/08/2023 mis à jour: 19:21
APS
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Au Congrès de la Soummam (Août 1956). De dr. à g. : Ouamrane Amar, Krim Belkacem, Ben M'hidi Larbi, Abane Ramdane et Zighoud Youcef - Photo : D. R.

Les différents courants politiques se sont unis au sein du FLN qui avait réussi aussi à rassembler 
et à unifier le peuple algérien dans sa lutte libératrice, «un grand pas a été ainsi franchi qui allait permettre à la Révolution de prendre une ampleur exceptionnelle».

Le congrès de la Soummam du 20 août 1956, tenu deux années après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, a cimenté l'unité nationale, ont souligné, samedi à Tizi Ouzou, les participants à une journée scientifique sur cet événement marquant de la Révolution algérienne contre le colonialisme français.

Les universitaires Youcef Sahel et Mezhoura Salhi, qui ont présenté des communications au cours de cette rencontre organisée par l'association culturelle et historique Tagrawla 54/62 (Révolution 54/62) et abritée par le Musée régional du Moudjahid, ont souligné que le congrès de la Soummam a été le ciment de l'unité nationale.

Revenant sur les acquis et l'apport de ce congrès, tenu à Ifri Ouzellaguen (Bejaïa), le chercheur en histoire Youcef Sahel a souligné que cet événement «a défini le Front de libération nationale (FLN) comme le socle qui réunit toutes les énergies de la Révolution à travers le territoire algérien et a mis en place des structures de gestion collégiale et de coordination de toutes les actions menées à travers le pays».

L'enseignant à l'université Mouloud Mammeri a encore relevé que le congrès de la Soummam «a établi un système national en unifiant les rangs et les décisions». Après le congrès de la Soummam, les différents courants politiques se sont unis au sein du FLN qui avait réussi aussi à rassembler et à unifier le peuple algérien dans sa lutte libératrice, «un grand pas a été ainsi franchi qui allait permettre à la Révolution de prendre une ampleur exceptionnelle», a-t-il signalé.

M. Sahel a ajouté qu'«avec la désignation des organes de direction de la Révolution, le FLN et l'Armée de libération nationale (ALN) avaient enfin une direction qui reflétait l'union nationale réalisée».

De son côté, la spécialiste en histoire contemporaine à l'université de Tizi Ouzou, Mezhoura Salhi, qui s'est intéressée dans sa communication au rôle du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) créé par le congrès de la Soummam, a souligné que cette structure «a permis d'assurer une coordination à travers les différentes zones».

«Le congrès de la Soummam a donné un nouvel essor à la Révolution en instaurant la coordination des actions, des opérations et des décisions», a-t-elle dit, insistant sur le rôle important du CNRA, composé à sa création de 17 membres permanents et 17 autres suppléants représentant les différentes régions de l'Algérie dans l'unification des décisions et des actions.

La conférencière a observé, en outre, que le CNRA a «unifié les différents courants politiques autour d'un seul idéal, l'indépendance du pays, cimentant ainsi l'unité nationale».

«La force de la Révolution algérienne a été la préservation de l'unité nationale aussi bien ethnique que territoriale, faisant ainsi échouer les tentatives du colonialisme français de diviser les Algériens», a insisté Mme Salhi. «Le génie du congrès de la Soummam est d'avoir jeté les jalons d'un Etat algérien moderne démocratique et social», a-t-elle conclu.

 

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