Batteries pour véhicules électriques : Stellantis entre au capital d’une coentreprise française

18/05/2023 mis à jour: 06:04
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 Le géant groupe automobile Stellantis a annoncé, mardi, son entrée à hauteur de 33% au capital de Symbio, coentreprise française du domaine des piles à hydrogène des équipementiers Michelin et Faurecia, qui conservent chacun également un tiers de la société. 

Les trois entreprises annoncent, dans un communiqué, «la signature d’un accord engageant permettant à Stellantis de prendre une participation de 33,3% au capital de Symbio» qui «permettra à cette dernière de renforcer sa présence en Europe et aux Etats-Unis». Stellantis n’a pas détaillé les modalités financières de l’opération. Toutefois, Forvia, l’entité qui rassemble les équipementiers automobiles Faurecia et l’allemand Hella, a indiqué, dans un communiqué distinct, qu’elle «recevra un montant total de 150 millions d’euros». L’acquisition «soutiendra notre production d’utilitaires piles à combustible en France», selon le patron de Stellantis, Carlos Tavares, cité dans le communiqué de Stellantis. Symbio prévoit de produire 50 000 piles à hydrogène par an d’ici à 2025, notamment à Saint-Fons (Rhône), où une usine doit ouvrir au deuxième semestre 2023. «La conclusion de la transaction devrait avoir lieu au cours du troisième trimestre 2023», a précisé Stellantis. 

 

Le groupe interrompt la construction d’une usine canadienne 

Le constructeur automobile Stellantis a annoncé, lundi, interrompre la construction de son usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques au Canada, en raison d’un désaccord avec le gouvernement au sujet des subventions. 

Le groupe avait annoncé, en mars 2022, avec le fabricant de batteries LG Energy Solution, investir 5 milliards de dollars canadiens (3,6 milliards d’euros) pour construire une usine à grande échelle dans la région de Windsor dans la province de l’Ontario. «A ce jour, le gouvernement canadien n’a pas respecté les engagements pris. Dès à présent, tous les travaux de construction liés à la production de modules de batterie sur le site de Windsor (frontière avec les villes américaines Michigan et Détroit) ont été interrompus», écrit le groupe dans un email à l’AFP. Le projet de l’usine visait une capacité annuelle de production supérieure à 45 gigawattheures (Gwh) et devait permettre de créer 2500 nouveaux emplois.

 

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