Après la fermeture des écoles à Guelma : «Les garages» des cours particuliers toujours ouverts

25/01/2022 mis à jour: 07:45
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Photo : D. R.

Des enseignants assurant des cours particuliers n’ont pas respecté les mesures décidées pour la fermeture, malgré les risques de propagation de la Covid dans des classes surchargées.

Après la décision de fermer les établissements scolaires pour une durée de 10 jours à compter de jeudi 20 janvier, pour faire face à la propagation de la Covid-19, force est de constater que les «clandestins» sont restés dans «leur clandestinité» en accueillant des écoliers, des collégiens et des lycéens dans des conditions déplorables et encore sans aucun respect des gestes barrières. 

«Je sors juste du cours de maths. Nous étions 40 élèves dans un garage exigu et sans aération. Seulement trois ou quatre camarades portaient des masques», a révélé à El Watan, à la sortie de cours particuliers. 

Mais qu’en est-il au juste ? N’y a-t-il pas des services qui interviennent pour réprimer ce genre d’infractions ? «Dès l’apparition de cette pandémie et bien avant, le ministre de l’Éducation nationale nous a demandé de réfléchir pour trouver des moyens efficaces afin de faire face au phénomène des cours particuliers assurés dans logements personnels ou dans des garages en location», a déclaré un inspecteur de l’éducation qui a souhaité garder l’anonymat.

«Nous avions préconisé des sorties en brigades en compagnie des services de sécurité et en présence d’un représentant de la direction de l’éducation nationale et un autre de la justice. Mais la complicité des parents et des enseignants rendront impossible l’action de répression», a précisé notre interlocuteur. 

Et de conclure. «À mon avis, seul un ordre de perquisition délivré par le procureur de la République peut endiguer ce phénomène et plus que jamais cette situation grave qui augmente les risques de propagation de la Covid-19, surtout en cette période critique». Quoi qu’il en soit, à Guelma, les propriétaires des garages accueillant les élèves continuent inlassablement leur business. Mais ce n’est pas le cas de certaines écoles privées de langues agréées par l’Etat. 

«Nous n’avons pas reçu de note officielle en ce sens. Mais nous avons pris la décision d’arrêter les cours collectifs en classe en maintenant les cours particuliers. Certains élèves ont été déclarés positifs», a affirmé le responsable d’une école privée du centre-ville de Guelma. 

Ainsi, nous avons eu des échos sur certaines mesures de dissuasion pour fermer les établissements privés. C’est la police qui fait ce travail, nous dit-on. Quant aux garages les plus discrets, l’énigme reste totale. 

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