Accord sur les céréales ukrainiennes : L’ONU tente une voie de conciliation

26/04/2023 mis à jour: 20:15
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Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres a transmis au chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, «une voie à suivre» en vue de rendre possible la prolongation de l’accord sur les exportations des céréales ukrainiennes. 

L’entrevue, qui a eu lieu entre les deux responsables à New York, n’a pas abouti à un accord précis, mais le chef de l’ONU a remis à son interlocuteur une lettre à soumettre au président russe, Vladimir Poutine, et dans laquelle il «trace les contours d’une voie à suivre pour améliorer, prolonger et étendre» l’accord. 

Ce dernier permet, pour rappel, aux exportations ukrainiennes, depuis juillet 2022, de passer par la mer Noire, et ce, en dépit du conflit armé entre l’Ukraine et la Russie. La même lettre a été adressée aux deux autres signataires dudit accord, à savoir l’Ukraine et la Turquie. Le SG de l’ONU dit avoir pris note des inquiétudes de la Fédération de Russie sur «l’application de l’accord sur ses propres exportations de produits alimentaires et d’engrais», en fournissant un rapport exhaustif sur les «progrès réalisés à cet égard», précise un communiqué des services du SG de l’ONU. 

L’accord sur l’initiative de la mer Noire pour les exportations de céréales a été renouvelé le 19 mars dernier sans arriver à une entente sur un délai.

Pour la Russie, l’accord ne saurait s’étendre au-delà de 60 jours tant que les sanctions occidentales continuent à peser sur les exportations agricoles et d’engrais russes. Pour la partie ukrainienne et ses alliés, le délai devrait aller jusqu’à 120 jours. 

La Russie a menacé de suspendre l’initiative le 18 mai si les entraves à ses exportations sont maintenues. Moscou exige également la reconnexion de la banque russe spécialisée dans l’agriculture, Rosselkhozbank, au système bancaire international Swift. Commentant, dans un communiqué, sa rencontre onusienne, Lavrov a noté que «jusqu’à présent, il n’y a pas eu beaucoup de progrès». 

Le ministre russe des Affaires étrangères regrette «l’absence de volonté des pays occidentaux de vraiment faire ce qui est nécessaire pour mettre en œuvre avec succès les deux volets du dossier». 

Et d’ajouter : «Nous étudierons les idées que le secrétaire général nous a transmises sur papier.» Pour sa part, Antonio Guterres a exprimé des inquiétudes face aux récents obstacles rencontrés dans ses opération quotidiennes par le Centre de coordination de l’accord, qui comprend des représentants des quatre parties signataires (Ukraine, Russie, Turquie et ONU). 

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