Le peuple indigène a abreuvé de son sang chaque hectare des 8 millions de kilomètres carrés du Brésil», lançait Ailton Krenak devant l’Assemblée constituante en 1987. Pendant qu’il prononçait son discours à Brasilia, vêtu d’un costume blanc, il s’enduisait le visage d’une peinture noire traditionnelle, transformant ce rituel de deuil en une scène emblématique de la lutte des peuples autochtones pour leur droit à la terre.