Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb a supervisé, jeudi, les premiers essais de la raffinerie de sucre de Larbatache, dans la wilaya de Boumerdès, en vue de sa mise en service dans les jours à venir.
Le ministère affirme sur sa page Facebook que «ces essais ont été concluants», ce qui permettra à cette importante usine d’une capacité de production de 2000 tonnes/jour d’entamer le processus de fabrication de sucre raffiné. «Cette étape revêt une grande importance. L’usine va améliorer la production locale et réduire la dépendance aux importations, ce qui contribue à assurer la sécurité alimentaire et à créer des emplois», indique la même source.
Accompagné du wali de Boumerdès, Fawzia Naâma, et des PDG des groupes Madar et Tafadis, Sifi Ghrieb s’est montré très satisfait du travail accompli par les travailleurs pour achever cette usine, reprise par l’Etat en 2022 dans le cadre de la récupération des biens saisis aux anciens oligarques.
Le ministre a assuré que «l'usine est prête et va être mise en service dans les délais impartis», saluant les compétences des responsables en charge de sa rénovation et «leur respect des directives du président de la République». Début février, lors de sa visite d’inspection dans la wilaya, le ministre a qualifié cette raffinerie «de grande réalisation, un grand défi qui vient d’être relevé», soulignant qu’elle «va couvrir nos besoins en sucre et contribuer à garantir la sécurité alimentaire du pays».
Dotée de 7 unités, l’usine est équipée de lignes de production et d’appareils de pointe. Le PDG du groupe Tafadis, Ahmed Draï, avait alors annoncé que son entrée en service interviendra au plus tard fin mars. Il a indiqué que ses équipements sont de dernière technologie, précisant que le surplus de production sera exporté vers des pays africains. Pour réduire les importations de la matière première, Tafadis envisage de se lancer dans la culture de la betterave sucrière dans la wilaya d'Ouargla, où il envisage de réaliser une grande sucrerie.
Ce sera la première dans le monde. «Le ministère de l’Agriculture nous a octroyé 21 000 ha où nous allons cultiver la betterave. Nous devons nous lancer dans ce domaine pour que d’autres investisseurs étrangers nous suivent», a déclaré récemment le PDG de Tafadis.
Boumerdès
De notre correspondant R. Kebbabi